Bart Staels, Paolo Giacobini et Amélie Bonnefond, récipiendaires d'un ERC

13 janvier 2017

Trois chercheurs Inserm, Bart Staels, directeur de l'UMR 1011 Inserm - Université de Lille et Institut Pasteur de Lille « Récepteurs nucléaires, maladies cardiovasculaires et diabète», Paolo Giacobini, Chargé de Recherche 2 Inserm dans l’équipe « Développement et Plasticité du Cerveau Neuroendocrine » à l’UMR 1172 Inserm - Université de Lille et  CHRU et Amélie Bonnefond, Chargée de Recherche Inserm dans l’UMR 8199 CNRS «Génomique Intégrative et Modélisation des Maladies Métaboliques », ont été récompensés par des bourses ERC pour l'excellence de leur recherche.

Chaque année, le Conseil européen de la recherche (European Research Council -ERC) récompense des chercheurs aux idées novatrices. Les bourses ERC permettent ainsi à des chercheurs exceptionnels, quels que soient leur nationalité et leur âge, de mener des projets originaux qui ouvrent de nouvelles voies dans leur discipline ou dans d’autres domaines. Ce type de financement européen est difficile à obtenir car l’appel à projets est extrêmement compétitif, avec comme critère d’évaluation principal : l’excellence scientifique.

Il existe plusieurs catégories de bourses ERC:

  •  ERC Advanced Grants récompensent l’excellence d’un chercheur à la réputation établie pour l’originalité de ses recherches.
  • ERC Consolidator Grants financent les projets de chercheurs prometteurs (7 à 12 ans après l'obtention de leur thèse).
  • ERC Starting Grants soutiennent de jeunes chercheurs talentueux à la pointe ou en voie de l'être (2 à 7 ans après l'obtention de leur thèse), désirant constituer leur propre équipe en recrutant des post doctorants et des doctorants pour mener leur projet de recherche.

- Bart Staelsa reçu un ERC Advanced Grant, bourse de 2,5 millions d'euros sur 5 ans, pour son projet IMMUNOBILE, qui étudie les liens entre les acides biliaires, les cellules immunitaires et les maladies métaboliques.

L'UMR 1011 fait partie de l’European Genomic Institute for Diabetes (EGID) qui étudie le diabète et ses complications. Dans cette optique, Bart Staels s’intéresse tout particulièrement aux liens entre les acides biliaires, produits dans le foie par l’oxydation du cholestérol, les maladies métaboliques comme le diabète et les maladies immunitaires. Cette approche originale alliant plusieurs thématiques a permis au chercheur de remporter la bourse ERC.

En 2010, Bart Staels accueille dans son laboratoire David Dombrowicz, un spécialiste de l'immunité.  Dès lors, les deux hommes travaillent sur l'interaction entre le métabolisme et le système immunitaire. Selon Bart Staels, des liens entre maladies métaboliques et maladies immunitaires ont pu être établis et l’ERC leur permettra d’en comprendre les mécanismes d’action et d’en identifier les voies de signalisation. Avec l’étude de ces mécanismes jusqu’ici complètement inconnus, le chercheur espère réaliser d’importantes découvertes pour, à long terme, être en mesure de traiter le diabète et l’obésité.

- Paolo Giacobinia déroché un ERC Consolidator Grant, d’une valeur de 2 millions d'euros sur 5 ans, pour son projet REPRODAMH, qui étudie les effets du dysfonctionnement du système neuroendocrinien qui contrôle la fonction de reproduction.

Paolo Giacobini espère, entre autres, concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques pour soigner les femmes atteintes du Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK). Le SOPK touche près de 10% des femmes en âge de procréer.

- Amélie Bonnefond est lauréate d’un ERC Starting Grant, d’une valeur de 1,5 million d'euros sur 5 ans, pour son projet ayant pour objectif de connaître, sur le diabète de type 2 (DT2), l’influence de la « face cachée » du genome, c’est-à-dire des regions de l’ADN qui ne codent aucun gène et appelées «ADN poubelle».

Via un séquençage de nouvelle génération qui a été mis en place et développé depuis 2009 dans l’unité 8199 (fait partie d’EGID), Amélie Bonnefond essaiera de décrypter le génome non-codant de milliers d’individus. Elle s’intéressera notamment à des régions clefs de l’ADN qui régulent l’expression des gènes actifs dans des organes particulièrement touchés dans le DT2. Le DT2 reste très mal soigné : avec les médicaments actuels, seuls 35% des patients européens traités contrôlent de manière satisfaisante leur DT2.


Retour à la liste des actualités
^ Haut de page
Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes