Remember : comprendre le trouble de stress post-traumatique

19 février 2020

Dans le cadre de ce programme de recherche 13-Novembre portant sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, une étude d’imagerie cérébrale « Remember », dont l’Inserm est promoteur, s’intéresse aux réseaux cérébraux impliqués dans le trouble de stress post-traumatique (TSPT). Dirigée par Pierre Gagnepain, chargé de recherche à l’Inserm, cette étude montre que la résurgence intempestive des images et pensées intrusives chez les patients atteints du TSPT, longtemps attribuée à une défaillance de la mémoire, serait également liée à un dysfonctionnement des réseaux cérébraux qui la contrôlent.

Publiés dans la revue Science le 14 février 2020, les résultats de l'étude « Remember », menée à Caen et qui porte sur 175 participants, permettent d’identifier de nouvelles pistes de traitement. 

« Remember » fait partie du programme 13-Novembre qui est codirigé par le neuropsychologue Francis Eustache, directeur du laboratoire Inserm/Université de Caen Normandie/École pratique des hautes études/CHU Caen/GIP Cyceron « Neuropsychologie et imagerie de la mémoire humaine » et par l’historien Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS. Ce programme 13-Novembrea pour objectif d’étudier la construction et l’évolution de la mémoire, individuelle et collective, de ces événements traumatiques, mais également de mieux comprendre les facteurs protégeant les individus du TSPT.

« Remember » s’attèle à une question majeure qui intrigue les scientifiques depuis des années : pourquoi certaines personnes ayant vécu un traumatisme souffrent-elles de TSPT, alors que d’autres ne le développent jamais ? L’un des objectifs de l’étude est de déterminer s’il existe un lien entre les mécanismes de contrôle de notre mémoire et la capacité de résilience des individus.

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